Domaine
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Créé en 1961, le Domaine Muller-Koeberle est une affaire de famille. La quatrième génération a repris les rennes des 27 hectares de vignes et continue à créer des vins allant de la tradition à l'exception. 

L'arrière-grand-père était l'un des pionniers du Rouge de Saint-Hippolyte. L'arrière-petit-fils, David, fier de cette appellation, prend le relai et produit un Rouge pouvant en étonner plus d'un. 


Nous sommes particulièrement fiers d'être les pionniers dans la reconquête d'un savoir qui s'était perdu au fils des siècles : le Rouge de Saint-Hippolyte.





Toute une déclinaison de rouges : légers ou corsés, fleuris ou de terroir vous attendent dans notre caveau de dégustation. Découvrez nos différentes créations issues d'une passion partagée par toute une famille.
Découvrir nos vins

Un peu d'histoire



  • Tout à débuté en 1615, dans le hameau entre Zurich et Lucerne, où vivait paisiblement la famille Muller. Leur activité consistait à l’élevage de bovins ovins et l’aviculture, ils parvenaient pratiquement à produire tous leurs besoins ménagers.
    Mais la révolte de 1653 n’épargna pas la famille Muller. Le père fut tué en voulant s’opposer à la destruction de ses biens et la mère et ses enfants ont trouvé un endroit où se réfugier.
    Après ces événements tragiques, il fallait repartir à zéro. Les garçons, malgré leurs jeunes âges 14, 16, et 18 ans aidèrent leur mère à remettre l’exploitation sur pied.
    En 1660, l’exploitation étant trop petite pour faire vivre tout ce monde, les plus jeunes garçons, quittèrent l'exploitation et décidèrent de partir en Alsace, ayant connaissance du manque de main d’œuvre dans cette région.
    Antoine avait 21 ans et Xavier 23 ans. Ils se retrouvèrent à Bergheim et profitèrent des Kilbes (fête du village). Au courant de la fête, Xavier tomba amoureux d'une jeune femme : Madeleine Schneider.
    Peu après Xavier appris que le Domaine viticole de l'Hôpital à Bergheim recherchait un régisseur. Il posa sa candidature et, vu son âge et qu'il savait lire et écrire, chose relativement rare, il fut engagé. Son frère Antoine est parti à Schwobsheim où il fonda une famille et une exploitation agricole.
    En 1667, après s’être marié, Xavier pris les affaires du domaine de l’hôpital en main, cela non sans difficultés car il y avait un manque de personnel et tout était en mauvais état : terres en friches, outillages cassés ou inexistants... Après un an, le Domaine avait déjà une autre allure.
    Seulement après trois ans de durs labeurs et d’abnégation, on pouvait considérer que le domaine était hors de l’ornière et la famille vivait heureuse, prospère et eurent un fils, Joseph.

  • Le premier novembre 1690, leur fils Joseph annonça qu’il voulait se marier avec Elisabeth Jagg. Ils ont déjà une maison en vue, non loin du domaine de l’hôpital, pratiquement encadrée des remparts de la ville. Ils ne se sont doutés que cet endroit serait l’origine du surnom de cette branche de Muller, qui le gardera durant des générations : Mullerampa, qui veut dire cep de vigne en Alsacien.

    Xavier a encore la joie de voir naître son petit fils en 1702 et demande à ce qu’on l’appelle François-Joseph, en souvenir du frère resté en Suisse. Il mourut en 1705 à l’âge de 68 ans. Joseph reprit le Domaine et investira pour acheter un cheval et une voiture, afin de labourer les champs, rentrer les récoltes, le foin, les vendanges, etc. Les autres travaux devaient être faits à la main, les vignes étant plantées à des endroits escarpés sans alignement entre les ceps.


    1721: François-Joseph 1er se maria avec Kiffer Catherine. Il resta chez ses parents où le travail ne manquait pas. Ils firent même un agrandissement de la propriété, par le défrichement des terres incultes abandonnées, en particulier sur le Birlenberg.

    Le 21 juin 1722, nait le premier fils François-Joseph 2ème, puis François-Antoine vit le jour en 1725. Ils grandirent en âge et sagesse tout en aidant leurs parents, sans négliger l’école.

    En 1750, un sergent recruteur pour l’armée du roi, arriva à Bergheim et il réussit à faire signer un engagement à François-Antoine.

    François-Joseph 2ème, après la mort de son grand-père en 1730, épousa Marguerite Mathebs, le 23 janvier 1753. Il reprit l'exploitation familiale et eut beaucoup d’enfants, mais malheureusement, peu survécurent. Celui dont nous allons parler après est, François-Joseph 3ème, né le 24 novembre 1753.

  • 1777, en taillant les vignes au-dessus du Grasberg, François-Joseph 3ème remarqua une jeune femme qui ramassait des sarments de vignes, pour en faire des fagots. Il ne pourra pas résister à son charme et à sa beauté. La Belle était de Rorschwihr et s’appelait Thérèse Loos. Voulant vivre ensemble, un problème se posa car Thérèse ne voulait pas quitter Rorschwir. Mais grâce à l’amour et après une brève hésitation, François-Joseph 3ème, se sentit prêt à rejoindre sa dulcinée chez elle, à Rorschwihr. Ils se marièrent le 17 janvier 1778.
    Grace à leur force de travail et dû aux quelques héritages, la propriété pris de l’ampleur. Par sa sagesse, François-Joseph 3ème, acquis une grande notoriété dans le village qui en fit, son premier magistrat.

    En 1779, nait leur premier fils, François-Joseph 4ème, ainsi que leur fille Marie-Thérèse, le 25 février 1782 pour en finir avec la naissance de François-Antoine, le 27 mai 1787.

    En 1807, à Rorschwihr il n’y avait que peu de commerçants et la plupart des emplettes étaient faites à St Hippolyte. Dans la famille Muller, cette charge revenait au plus jeune qui était François-Antoine. Peu de temps après, François-Antoine eut le coup de foudre en apercevant une belle jeune fille : Hélène Bléger.


    Cette dernière n’était pas complètement innocente à son charme et fut séduite par ce beau garçon. La demande en mariage ne tarda pas, mais Hélène encore mineure, avait encore besoin de l’autorisation des parents. Vu la notabilité des Muller à Rorschwihr, cela ne posa pas de problème.

    Ils se marièrent le 29 décembre 1808 à St Hippolyte. De cette famille, descendirent douze enfants, dont Charles né le 04 mars 1820.



  • En 1840 à Kintzheim, lors d’une sortie entre jeunes dans une auberge, se trouvait par hasard, Joséphine Vonfeld, dont Charles tomba amoureux. Ils se marièrent le 25 avril 1860 et eurent neuf enfants.
    Un de leurs enfants, Eugène 1er, né le 13 février 1874, partira à Clermont-Ferrand, dans une école de missionnaires très sportifs. Durant ce séjour, il eut un accident et à été rapatrié. Une fois revenu à la maison, il ne pourra plus repartir car il était devenu nécessaire à sa famille. Il prit la relève de son père, accidenté et devenu infirme, afin de continuer l'exploitation agricole. Il sympathisa avec une jeune fille du voisinage, Marie-Thérèse Kirschner.

    Marie se fiança à Eugène 1er Muller, qui, avec ses économies et comptant sur un petit appoint du futur beau père, décida d’acheter une maison, située rue du collège (Hindergassé). La cour de cette maison était en copropriété avec un autre appartenant à madame Koeberlé. Le 03 février 1908, Eugène 1er et Marie se marièrent. Un voyage de noce fut organisé : pèlerinage à Lourde avec un voyage circulaire en France (les deux étant francophile, et francophone, l’Alsace était en ce moment Allemande). C’est durant cette période que Eugène 1er s’étonna du pris moindre pour un bon vin.


    Le 12 janvier 1909, est né leur premier enfant, Eugène 2ème. Ils en eurent cinq autres. En hiver 1926-27, Eugène 1er eut une pneumonie et en décédera le 07 janvier 1927. Après la mort du père, les enfants encore jeunes, de 3 à 17 ans, ont du mettre « la main à la pâte ». Ils devaient prendre des responsabilités pour continuer l’exploitation.

    En 1929, Eugène 2ème, l’aîné des garçons qui prit la direction qui fut aidé et conseillé par un locataire, prénommé Charles Meyer.

    Le 30 avril 1939 Eugène 2ème  se maria, avec Cécile Muller. Ils auront 2 enfants : Rose née le 20 avril 1941 et François, né le 20 novembre 1943.

  • En 1956, Eugène 2ème voyagea en Suisse, Italie, Espagne, etc. Il y observa les méthodes de plantation en terrasse, avec pour idée d’agrandir le « Geissberg » de nos jours appelé « Clos des Aubépines » : terres pentues, rendues historiques par les Ducs de Lorraine qui y importèrent un cépage de Bourgogne, le Pinot Noir.
    Ce cépage est à l’origine de la création de l’appellation « Rouge de Saint-Hippolyte » réputé depuis des siècles, déjà chanté par le poète humaniste Jean Fischart de Strasbourg (1548-1591) : «Roter von Sankt Pilt, O wie mild !» («Rouge de Saint-Hippolyte Ô si doux !»).
    Ces terres avaient été abandonnées suite à plusieurs tentatives de plantations, terrassées par les intempéries.

    En 1959, une fois les terres du « Geissberg » achetées, Eugène 2ème débuta les travaux à l’aide de dynamites et bulldozers (chose impensable, qui fera parler de lui dans tout le village).

    En 1961, Eugène 2ème avec l’aide de son futur gendre, Jean Koeberle (lui aussi viticulteur) planta une sélection de Pinot Noir sur le « Geissberg ». Quelques mois plus tard, Rose s'unira à Jean Koeberle.

  • En 1961, Eugène 2ème réussit à force de travail à créer l'une des plus grandes exploitations viticoles de St Hippolyte (rachat de parcelles de vignes) et l'un des premiers caveaux : lieu de dégustation et de vente de bouteilles, c’est ainsi que le Domaine Muller-Koeberlé vit le jour, avec pour associés son fils François Muller ainsi que son gendre Jean Koeberle. Plus tard Eugène 2ème fut élu maire, fort de son expérience, il était à l’origine de la sortie de l’immobilisme habituel de ses prédécesseurs, cela lui valu le titre de maire honoraire.

    En 1963, les premières bouteilles de « Rouge de Saint-Hippolyte », une réelle avancé dans les Pinots Noirs d’Alsace, furent commercialisées. Les années passèrent et les ceps devenant plus robustes donnèrent des fruits de meilleure qualité. Le Rouge de Saint-Hippolyte sera, par la suite, plusieurs fois primé et fera la renommée du Domaine.

    En 1964, Marie-Rose mit au monde leur premier fils, Jacques, puis en 1966, la petite dernière, Annie. Les deux enfants travaillèrent sur le Domaine dès leur plus jeune âge.

    Annie Koeberle se maria en 1985 et de son union naquirent Jérôme, le 8 octobre 1985 (premier jour des vendanges) et David, le 29 juin 1988.  

    Eugène 2ème mourût le 15 août 1988.


    Par la suite, Jean Koeberle et Rose Muller reprirent entièrement la direction du Domaine : Jean dirigea les travaux de la vigne (il augmenta les terres du Domaine à 27 hectares), la vinification (il se démarqua par la vinification du Pinot Noir en Rouge de St Hippolyte et obtenu les plus grandes récompenses), la gestion du Domaine ainsi que le conditionnement (il modifiera les palettes afin que l'on puisse les plier pour un gain de place). Il forma ses deux enfants, Jacques et Annie, afin qu'ils puissent reprendre les rennes le moment venu. Rose, s'occupa de la vente au caveau ainsi que de tout l'administratif.

  • En 1994, Jacques eu une fille : Marianne.

    En 1996, le grand jour arriva pour Jacques et Annie, ils prirent la tête du Domaine. Jacques améliora le matériel de vinification (tangentielle, filtre à cartouche, filtre à bourbe, etc.), pris pour responsabilité tout le côté cave (réception vendanges, vinification, mise en bouteilles, gestion cave etc.), créa de nouvelles étiquettes ainsi qu'un site internet. Annie s'occupa des préparations de commandes, de l'entretien des vignes et de l'étiquetage.

    En 2007, Jérôme et David entrèrent au Domaine après avoir fait leurs études (commerce, gestion d'entreprise viticole).

    En 2010-2012, David pris la responsabilité de la gestion de l'entretien des vignes (il améliora la qualité de la récolte en baissant les rendements afin de gagner en concentration), l'entretien des tracteurs et machines,ainsi que la macération des vins rouges. Jérôme, pris pour responsabilité l’étiquetage, le marketing (création de l’identité graphique de gamme Langenberg), l'administratif et la commercialisation.

    En 2011, Jérôme voit son fils Jules naître, qui sera bientôt suivi du deuxième, en 2014, Hugo.

    Annie et David sont actuellement cogérants du Domaine et n’ont de cesse que d’améliorer la qualité de leurs vins.